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Notes en vrac 3 : comparer un film et une télé, alternatifs ?

Comment un flux pourrait devenir alternatif ?

vendredi 29 septembre 2006


A propos du redémarrage de Zalea TV sur la Freebox, déjà se manifestent des critiques de réalisateurs et de producteurs associatifs indépendants ou alternatifs.

Ce qui peut les choquer c’est que Zalea ne va pas, durant des mois et des mois, prendre le temps de tourner et de monter chaque heure de son temps de diffusion en réfléchissant la pertinence du montage plan après plan. En fait toutes ces personnes confondent l’élaboration d’un film qui est borné par un début et une fin et l’élaboration d’un flux qui a un début mais dont on ne connaît jamais la fin. Parfois, elles oublient aussi que les individu-e-s investi-e-s à Zalea ou à Tv Bruits, par exemple, ne sont que des bénévoles et qui en plus ne sont pas forcément des professionnels de l’audio-visuel.

A la différence d’un faiseur de films à durées finies, la structure télévisuelle ne délivre que du flux, une sorte de robinet ouvert, quelle soit alternative ou autres.

Il faut donc comparer ce qui est comparable.

Un film peut « s’intégrer » dans un flux, je ne connais pas de réciproque.

En fait, d’après moi, la question à se poser est : en quoi un flux peut être alternatif ?

Une télé libre et alternative peut dans l’écoulement de son flux passer nos films alternatif. Je pense que cela ne suffit pas…

Sur cette question on peut chercher des pistes de réponses à partir de nos expériences de faiseurs de films qui se demandent sur chacun de ses films comment échapper à l’idéologie dominante.

Je ne suis pas sûr que la réponse soit dans la manière de monter.

Je pense que la fabrication d’un flux alternatif pose les questions de changer les rapports à l’autre, les rapports au savoir, les rapports aux pouvoirs ; ce qui pose aussi l’accessibilité aux plus grand nombre à la participation active à ce type de média.
Ce qui veut dire aussi se préoccuper de la formation. Pas divulguer une reproduction du savoir, mais penser à la fabrication mutualiste d’un savoir en mouvement pour devenir autre chose (une dialectique ?).
Comment la forme traduit ces préoccupations ?

Ces formes restent à découvrir, il n’y a pas de réponses toutes faites et prêtes à mettre en place dès à présent. Des pistes seulement ?
Au début c’est déjà pointer ces questions et commencer à y envisager des réponses en les cherchant tous ensemble.

Mais participer à cette démarche et par là-même chercher des réponses à ces questions pourrait amener les spécialistes de l’audiovisuel, de la réalisation et du montage à travailler à leurs extinctions ?

Terrible contradiction ?

* Logo de l’article : La régie et le plateau de Tv Bruits à l’ancienne préfecture occupée rue de Metz à Toulouse.


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