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Mon petit tour des Pérics fin juillet 2025

Traverser une tempête

mercredi 30 juillet 2025, par JLG

Voilà 9 mois que je n’étais pas parti en montagne. J’ai envie d’aller plus loin que d’habitude, vers l’Ariège et les Pyrénées Orientales. Je décide de faire une rando tranquille autour des Pérics sur quatre jours avec des bivouacs et en « autonomie », que je ferai finalement en 3 jours.
Un premier jour de « mise en forme » qui aboutit à la rencontre de 6 Patous et d’un troupeau de brebis, un deuxième tranquille sur un parcours très fréquenté jusqu’au refuge de Camporells, un troisième très éprouvant, marqué par la traversée d’une tempête « apocalyptique » (dixit dans la presse le responsable des gendarmes des secours en haute montagne) avec des vents et rafales de plus de 100 km/h, 0°C, 10 m de visibilité...

Cette boucle part du parking de Fanguil dans la réserve d’Orlu (1123 m), passe par le refuge d’En Beys (1973 m), l’étang Faury, la Portella d’Orlu (2403 m), l’Estany de Roset (2247 m, bivouac), l’étang de Lanoux, la Portella de la Grava (2426 m), au nord du lac des Bouillouses, la cabane de la Balmeta, le refuge de Camporells (2240 m, bivouac), à coté du Pic de Morters (2605 m), la longue crête de la Costa de Morters, le Coll de Terrers (2407 m), la cabane de la Jasse de Dela, descente par un sentier sur le GR7, et retour au parking. Au départ j’avais prévu de bivouaquer à coté du refuge d’En Beys le troisième jour.

Un semblant de fenêtre météo s’ouvre à partir du samedi 26 juillet… Je dors la veille chez des amis à Tarascon, j’en profite pour aller au rassemblement de soutien à la Palestine devant la préfecture de Foix.

Premier jour

Samedi 26 juillet vers 9 h. Je laisse la voiture au parking de Fanguil. Je me change. Il fait frais et l’air est humide. Est-ce que je vais être dans le brouillard là-haut ?Je monte tranquille, il faut que mon corps s’habitue à l’altitude. Mon sac n’est pas trop lourd même si je porte de la nourriture pour 4 jours. J’arrive au refuge d’En Beys vers midi. L’équipe est en train de manger et prépare en même temps l’organisation de la soirée. Ils sont étonnés car alors que les réservations sont au complet personne n’est arrivé pour l’instant.
« Cela devrait se lever me disent-ils... »

Jasse de Louriot.
Il dort ?
C’est par là-haut que la tempête a soufflé lundi.
Chicoré.
Dans la montée en direction du refuge d’En Beys.
Étang et refuge d’En Beys.

Je mange wasas, chips écrasées à la cuillère, jambon de pays, fromage de brebis, fruits secs, une pâte de fruits… Je commande un café et une canette de bière (en alu) pour l’apéro de ce soir… Il n’y a que de la Kro…
«  Vous allez bivouaquer où ?  » « En descendant en direction de l’étang de Lanoux, je pense.  »
En ce qui concerne la météo ? «  Normalement cela devrait se lever… »

Je poursuis ma progression.

La température est idéale pour marcher. Le sac ne me pèse pas trop. J’ai eu peur au départ avec ma sciatique mais ça va, elle ne me gène pas. Je commence à croiser des randoneurs-ses.

A coté d’un petit plan d’eau une cane et ses petits gourmands gobent des myrtilles. Pas sauvages. C’est la première fois que j’en aperçois à cette altitude. Au-dessus de l’étang de Faury, après une pause grignotage, je poursuis sur le GR7 en direction de la Portella d’Orlu. Passé le col, je commence à chercher un « spot » avec de l’eau pour installer mon bivouac.

On fait la Suze avec...
Derrière moi. Je suis le ruisseau de l’étang Faury.
Arnica.
2197 m. Toujours le ruisseau de l’étang Faury.
Canards mangeant des myrtilles. C’est la première fois que je vois des canetons en montagne à cette altitude.
Étang de Faury.
Portella d’Orlu (2403 m)

Je descends en direction de l’étang de Lanoux. Je rencontre des plans d’eau croupie… Enfin je trouve un endroit qui le fait avec de la « vraie eau qui coule »…

J’attends 19 heures pour monter mon « abri ». Je fais de l’eau avec ma gourde filtrante.
Tout en buvant ma canette, je commence à faire cuire mes pâtes à la sauce thaï quand j’entends aboyer fortement.
Six Patous avancent dans ma direction, menaçant… J’arrête ma soupe, j’évite de faire des gestes brusques, je leur parle gentiment en cachant mes craintes et en rangeant jambon et saucisson :
«  Ah les gentils Patous, pourquoi ils s’énervent... »

Ils s’éloignent puis ils reviennent suivis par un troupeau de brebis en file indienne (plusieurs centaines). Puis le berger et son Border Collie arrive plus haut surplombant la situation. Les Patous s’approchent à nouveau, l’un deux semble aboyer des ordres. Un énorme mâle, bavant, à la gueule marquée par des cicatrices, et une femelle reniflent l’herbe où était posé le jambon quelques minutes plus tôt, mon abri puis moi…

Je continue à leur parler avec douceur. Il ne faut surtout pas que je m’affole, je me dis. L’un et l’autre se mettent contre moi. Je commence à grattouiller leur tête puis je les caresse. Quand j’arrête ils en redemandent en soulevant mes mains. Le berger là-haut a l’air confiant. Cela va durer un bon quart d’heure. Les brebis continuent de défiler sur le sentier. Enfin, les deux chiens vont rejoindre le troupeau pour faire leur boulot. Une pointe de tristesse, je commençais à m’habituer à eux.

Mon premier bivouac, l’étang de Lanoux au loin.
Les brebis, la queue du troupeau. Après la rencontre avec les Patous.

Au chaud dans mon duvet je commence « Profession du père » de Sorj Chalandon. J’éteins la frontale. La nuit est rythmée par des bourrasques. Pas d’humidité jusqu’au petit matin.

Deuxième jour.

Je regarde dehors, le ciel est dégagé… Je m’extirpe de mon duvet et de l’abri pour uriner. Il fait frais. Beaucoup de rosée. Il est trop tôt, je me remets au chaud. Puis c’est l’heure, je me lève et m’habille en vitesse. Il faut tout plier avant 9 heures. En fait il a gelé. La toile est couverte de givre. Le soleil, masqué par les hauteurs, se fait attendre. Pas le courage de me faire un café. Je mange du pain d’épice et des fruits secs.

Dimanche matin, je fais un peu sécher mon abri. Il a gelé mais la journée s’annonce belle.

Enfin prêt. J’y vais.
Je descend et longe l’étang de Lanoux. Je récupère le GR10. Des randonneurs rangent leur campement à proximité de la cabane de Rouzet. Et puis c’est la longue montée pour la Portella de la Grava. Je croise Jordi, il me dit en espagnol qu’il recherche dans la pente son smartphone qu’il a perdu la veille. Un autre a un sac très lourd. Il m’explique qu’il porte 5 litres d’eau, « oui une gourde filtrante sera mon prochain investissement ». Puis c’est la longue descente en direction des Bouillouses.

A la jonction entre les torrents de la Grava et del Raco une jeune femme toute habillée de noir et très maquillée me demande la direction pour le Puig Peric. Elle s’est totalement plantée d’itinéraire. Elle doit faire demi tour pour rejoindre au nord des Bouillouses la piste qui mène au refuge de Camporells. « je pense que si vous voulez faire le Puig Peric c’est compromis pour vous aujourd’hui... »

Je m’installe sous un sapin, il y a un peu de réseau, je donne de mes nouvelles et ma position à ma compagne. Je mange un morceau. De là jusqu’à la cabane de Balmeta, je vais croiser un monde fou.

Je demande à deux jeunes randonneuses allemandes comment est l’aire de bivouac à Camporells :
« Il y a beaucoup de place, beaucoup de personnes et beaucoup de cheval »

Étang de Lanoux.
L’Estagnol après la Portella de la Grava.
Linaigrette... Indique la présence de l’eau.
Lac des Bouillouses.
Puig de la Cometa d’Espagne et Puig Peric ?
Estany de la Basseta. Je suis près du refuge de Comporells.
Le Petit Peric.

Enfin vers 15h30 j’arrive au refuge de Camporells. Le lac (Estany del Mig), les deux Perics en fond, les cloches des vaches au loin, des pécheurs avec leurs progénitures... Quelques personnes font la sieste à l’ombre des pins à crochet, d’autres discutent attablées sur la terrasse du refuge. Sous le soleil, le paysage est magnifique. Le site est « classé ».
L’eau au refuge n’est pas potable. Il faut aller la chercher à 300 m au bord du sentier que j’emprunterais demain.
Fin d’après-midi, le refuge est archi bondé. Il passe des tentes à un groupe d’une dizaine de sexagénaires. Le ciel se couvre. Le vent commence à se lever. Il fait frais. La doudoune n’est pas de trop. Je vais remplir ma gourde pliante de 2 litres à la source.

A 19 heures on monte les tentes. J’avais déjà étalé ma toile pour la faire sécher. Un jeune couple, croisé hier au-dessus du refuge d’En Beys, arrive et cherche un emplacement. Pas facile, car l’aire de bivouac est minée par des bouses de vaches. Ils ont suivi le sentier que je prends demain. Ils découvrent le plaisir du bivouac en montagne. Ils ont une tente D4 assez lourde mais à petit prix. Ils observent mon matériel car ils désirent s‘équiper plus léger. « Oui, je n’ai pas de moustiquaire, pas vu beaucoup de moustiques… Je monte ma toile avec mes bâtons, le tapis de sol est de ma fabrication, mon sac à dos ne fait que 540gr... »

Estany del Mig devant le refuge de Camporells. Au fond les deux Perics.
Dimanche soir. Estany del Mig devant Camporells. Cela se couvre...

Le refuge va bientôt servir les repas. La terrasse se vide. Je commande une Cimes houblonnées IPA (bière des Pyrénées) et m’installe sur une table avec mes provisions. J’ai la flemme de me faire un repas chaud. La bière me fait de l’effet. Je rejoins mon duvet pour poursuivre à l’abri le roman entamé hier soir.

Troisième jour

La nuit n’a pas été merveilleuse. Vent, pluie, bourrasques, patrouilles de vaches carillonnantes à travers l’aire de bivouac… Je sors uriner en évitant les mines, je rentre vite au chaud. La journée s’annonce pas terrible. Cela va se lever ? A Comporells on doit démonter avant 8 heures mais je crois que je vais tirer jusqu’à 9 heures. Je déjeune de pain d’épices, de fruits secs, et je range mon sac en restant à l’intérieur de mon abri. Il ne reste plus que le tapis de sol et la toile à plier. Je vais demander au refuge les infos météo de la journée et en profiter pour boire un café.

« Oui, je vous apporte un grand café mais vous ne pouvez pas rester là car on va faire le ménage (c’est la seule salle accessible, dehors il pleut). La météo ? Gris et couvert toute la journée. Pas d’orage de prévu… Le sentier qui mène au Coll de Terrers monte progressivement, ça va vous allez voir… La météo pour demain ? On ne l’a pas encore...  »
Je rends mon gobelet. A ce moment là un 4x4 arrive, une équipe du refuge entre avec des provisions.

Je plie ma tente. Je la fixe sur mon sac à dos. Le vent souffle plus fort, des rafales… A l’abri d’un pin, j’enfile ma cape de pluie (rouge pour être vu) par dessus mon sac. Pas facile avec ces bourrasques. Et cette petite pluie pénétrante.

Je dépasse la source. Ce matin, j’ai eu un pressentiment bizarre. Je me suis couvert plus que d’habitude : t-shirt en mérinos, polaire, doudoune duvet, coupe-vent imperméable, casquette à grande visière et par dessus tout ça une cape de pluie. J’ai des gants en polaire à portée de main, des pâtes de fruits et d’amandes dans la ceinture du sac à dos.

Pas de visibilité, je commence à avoir froid aux mains. Protégé par un pin je mange une pâte de fruit et une autre d’amande pour alimenter mes muscles et mon cerveau. Je mets mes gants. Je coince à l’avant ma cape de pluie avec la ceinture du sac (il va falloir que je trouve un truc pour l’attacher les prochaines fois). Tant pis pour mes jambes mais au moins elle ne se balade pas devant mes yeux.

C’est reparti.

A partir de la bifurcation, entre du tour de Capcir et de celui des Pérics que je suis plein ouest, j’ai le vent de face. La pente est plus marquée. Je progresse plus lentement. La pluie « tombe » horizontalement et rentre dans les yeux. Je ressers toutes les « écoutilles » autour du visage éclaboussé de froid. Mes gants polaires trempés font leur job.

Le vent redouble, les bourrasques me bousculent. J’utilise plus fermement mes bâtons pour rester « stable ». Avant de bifurquer plein nord je croise un homme complètement refroidi, qui descend à grandes enjambées, soufflant dans ses mains pour les réchauffer. Il ne me semble pas très couvert. Son coupe-vent ouvert flotte au vent.
Je lui demande si ça va ? «  J’ai trop froid, tout est trop loin »... Je lui lance « le refuge de Comporells est à moins d’une heure ! »

Cela ne me présume rien de bon. Plein nord, j’attaque la longue crête qui part pratiquement du Pic de Mortiers (2500 m). Le vent souffle de plus en plus fort. J’entends le grondement des rafales foncer sur moi. Je me baisse et je marche par précaution à gauche du sentier. Pour l’instant, à part la face gauche de mon visage que je sens froide, le reste va, mes jambes trempées aussi. En plusieurs dizaines d’années de montagne, je n’ai jamais connu une telle violence des éléments, surtout en étant complètement à découvert. Je rythme ma respiration, mon souffle et mes pas. Pour cela je mets une petite musique dans ma tête (un blues ?). Je me concentre sur cette action, sur le terrain, sur les grondements des rafales.

Après 1,5 km de crêtes environ, au moment où j’attaque la descente qui mème au coll de Terrers arrivent sur moi trois randonneurs et trois randonneuses. Le premier a son coupe-vent qui s’entortille. On l’aide avec le second à le remettre. La force du vent est limite du supportable. Quand je croise le troisième dans la descente il me lance sans explication : « Vous êtes seul ? Il y a un groupe en perdition au col  ».
Je ne comprends pas le sens de ce qu’il m’a dit. Le col est environ à 300 m. Pourquoi ne sont-ils pas restés avec les personnes au col ?

Plein de suppositions dans ma tête, je progresse en direction du col de Terrers (2407 m). La visibilité est toujours à 10 m.

J’arrive, une femme est penchée sur une autre allongée sur le sol. Celle-ci semble dormir. La couverture isothermique qui l’entoure est déchirée et part en lambeaux emportés par la violence des bourrasques. Elle tente de la réchauffer. Je l’aide. Je lui demande ce qui s’est passé ? Si les secours ont été appelés ? Si non, j’ai une balise satellitaire sur moi, je peux la déclencher pour lancer les secours…
« Une femme a réussi à joindre les secours par téléphone. J’ai donné mon numéro. Les hélicos ne peuvent pas venir à cause des conditions météos. Ils vont monter à pieds. 2 heures au moins pour venir jusqu’ici. En attendant ils ont dit de la faire marcher. Mais elle ne réagit plus. Dans le coma ou peut-être déjà morte. Le froid, l’hypothermie... Non, je ne la connais pas. Des personnes l’ont vue avant moi. Ils sont redescendus à En Beys. Deux sont restés là. L’une, un homme, s’est sentie mal. Une amie l’a aidé à se mettre un peu à l’abri à peine plus bas sur le versant Est. Je viens aussi du refuge pour aller à celui de Camporells. »

La jeune femme revient. L’homme ne pouvait plus marcher, épuisé par le froid, en hypothermie lui-aussi. Elle lui a laissé sa nourriture et son eau.

On échange nos prénoms. Christine, Vanessa, Jean-Luc.

On ressent de plus en plus le froid. Il faut essayer aussi de porter cette femme un peu plus bas pour la protéger des bourrasques. Nous sommes nous aussi affaibli-es par le froid. Elle est trop lourde. Deux grands costauds, le père et son fils, arrivent au col. Ils nous aident. On réussit à la déplacer sur 20 m.

Toujours pas de secours. Je commence à avoir du mal à articuler. Il faut bouger. On est inutile ici. On hésite mais on risque nous trois aussi l’hypothermie.

Je les dissuade de continuer sur Camporells. J’en viens. Franchir, longer la crête, presque 2 kms, le plus fort de la tempête, dans cet état c’est de la folie. Vaut-mieux descendre en direction du refuge d’en Beys. On y va.
Dans la descente on croise un couple. Le jeune homme, un coureur en montagne, propose de descendre en courant au refuge d’En Beys pour donner la position des deux personnes au col.
400 m plus bas, nous mangeons protéger dans la cabane de la Jasse de Delà. Le vent ici est supportable. Le ciel semble se dégager. Il est 14h30.

Il y a trois jours, un gardien du refuge d’En Beys m’avait indiqué un sentier qui partait de cette cabane pour mener directement la piste, à 5 kms du parking de Fanguil.
Christine, Vanessa et l’amie du coureur redescendent ensemble sur En Beys. Moi je prends mon raccourci.
Vers 18 heures j’arrive enfin à ma voiture. Les hélicoptères tournent encore dans le ciel.

Lundi soir vers 18h. Sur la piste du retour au parking. La tempête a eu lieu là-haut. Les hélicos tournent encore.
Ma fleur fétiche. Photographiée sur le sentier sous la cabane de Jasse de Delà.

Des articles dans la presse à ce sujet  (ils ne sont pas totalement exactes surtout celui de l’indépendant qui se prend un peu les pieds dans la géographie du lieu) :

«  Rafales à plus de 100 km/h, ressenti de 0 °C et peu de visibilité
Tous sont aux prises avec une terrible tempête, pour ne pas dire apocalyptique, avec des rafales de vent soufflant à plus de 100 km/h, un ressenti de 0 °C et une visibilité réduite ne pouvant se faire à plus de 10 mètres.
 »

https://france3-regions.franceinfo.fr/occitanie/ariege/foix/une-randonneuse-de-68-ans-meurt-d-hypothermie-dans-les-pyrenees-une-vingtaine-de-secouristes-mobilises-a-cause-des-conditions-climatiques-extremes-3195024.html

https://www.lindependant.fr/2025/07/28/en-ete-cette-tempete-effroyable-a-malheureusement-deja-fait-des-morts-le-sauvetage-perilleux-de-plusieurs-personnes-en-hypothermie-mobilise-les-12849092.php ?

Quoi dire ? La météo semble devenir de plus en plus imprévisible en montagne. D’ailleurs les refuges n’ont pas alerté les randonneurs.
Donc lorsque qu’on part en montagne il faut s’équiper pour tous les cas de figure : des vêtements pour se protéger du froid et de la pluie, casquette (sa grande visière a protégé mes yeux), bonnet, ou, mieux encore, tour de cou (qui peut tout faire), des gants laines ou en polaire (chauffent même mouillés), des sucres « rapides » (pâtes de fruit, d’amandes…), une couverture isothermique enrobée d’un film plastique (solidité), un sifflet (porte plus loin que la voix), une batterie de secours pour son téléphone (attention il n’y a pas forcément du réseau (j’ai personnellement une balise PLB1 pour lancer les secours sur ma position GPS). Il faut surtout anticiper son état physique : ajouter une couche avant d’avoir froid, alimenter son corps en prévision de ses besoins (muscle, cerveau), savoir que dans la tempête il est presque impossible de mettre un vêtement si l’on n’est pas protégé des rafales… et puis ne pas hésiter à faire demi-tour…

Je n’ai pris que deux photos le 3ème jour, les œillets sur le sentier qui part de la cabane de la Jasse de Delà, une autre de la piste qui mène au parking.

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