par Pierre MARCELLE
Entendu vendredi, dans les manifs spontanées accueillant les verbales contorsions du chef de l’Etat désynchronisé : « Villepin, démission, Chirac, en prison ! » Et ces mots d’ordre constituent la seule réponse audible à une crise que ses protagonistes institutionnels prétendent contourner dans la fiction d’une négociation en forme de farce. Les grandes peurs génèrent de piteuses manoeuvres au terme desquelles paradoxe des paradoxes ! le PS et les syndicats, en (…)
Des films, du son, des humeurs, des états d’âmes, de l’analyse, de l’info, de la réflexion, de la rando, de l’humour...
Des trucs que j’ai écrits. Des articles découverts ailleurs et que je crois intéressants même si je ne m’y retrouve pas forcément.
Articles les plus récents
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Les gosses, tout seuls...
3 avril 2006 -
à CPE ou CDI : je répondrai par "à emploi discontinu, revenu continu pour tous !"
24 mars 2006Manif anti CPE, aujourd’hui jeudi 23 mars à Toulouse.
Cela me fait étrange tous ces jeunes lycéens, poings lévés, scandant "Non au CPE, oui au CDI".
Comme si l’alternative au CPE serait le CDI... Une alternative progressiste ?
Comme s’ils n’arrivaient pas à désirer d’autre horizon que celui fixé par la bourgeoisie.
On pourrait aujourd’hui nourrir, soigner et épanouir toute la planète sans trop d’effort. Les machines sont là.
On pourrait tous donner un peu de notre temps aux tâches (…) -
Témoignage sur la nuit du 10 au 11 mars 2006 devant la Sorbonne
15 mars 2006Témoignage paru sur Indymédia Paris-
Je suis étudiante en philo à Paris 1.
Je fais partie des 27 "interpellés" de la Résidence de Saint Michel, et il s’agit ici d’éclairer ce qui s’est passé la nuit du 10 au 11 mars 2006, devant la Sorbonne. L’occupation de la Sorbonne a en effet donné lieu à une nuit bien plus retentissante qu’on peut l’imaginer, et surtout plus que les médias le font croire, sur les goudrons parisiens, vibrant de notre colère.
Je me suis rendue à 23h39 à la (…) -
DU POSSIBLE, SINON J’ETOUFFE
10 mars 2006Brutalement attaqués par un gouvernement obstinément sourd et inhospitalier, nous contre-attaquons. Ensemble.
Les décideurs nous sacrifient sur l’autel de la rentabilité faisant de nous la chair à canon d’objectifs économico-financiers.
Le projet de constitution européenne fait impasse sur les droits sociaux.
Impasse sur les vivants.
Précarisés, expulsés, pressurisés, nous sommes pourtant bien là.
Combien coûte un logement ?
Combien coûtent les transports en commun ?
Combien (…) -
Appel du 22 février de la "Tendance gréviste ni CPE ni CDI" de Rennes II
9 mars 2006Nous prétendons que revendiquer plus de CDI contribue à la fabrique du consentement à l’égard de ce qui est.
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Une morale de la perception (« de la nuée à la résistance » de Straub-Huillet) par Serge Daney
21 février 2006Un plan sans image ou deux images dans un plan ?
Il y a des trucages que les Straub n’utilisent jamais - et qui semblent la négation même de leur cinéma - comme la surimpression ou le fondu-enchaîné. Toutes les fois qu’une image en recouvre une autre (à moins qu’elle ne la contienne), qu’elle la préfigure (à moins qu’elle en soit déjà le souvenir). Le temps de la surimpression est celui du travail actif de l’oubli : une voix nous dit : « tu oublieras, tu as déjà oublié. » Ces empiétements (…) -
Jean-Luc Godard : faire des films ?
21 février 2006"En fait, je ne fais pas seulement du cinéma quand je tourne,
je fais mes films quand je rêve,
quand je déjeune,
quand je lis,
quand je parle avec vous." -
"BLEU DE TRAVAIL ET BLEU DU CIEL" : précarité et travail ?
12 février 2006Fuir l’ennui... Se passionner pour son métier... Un art de la vie... Mais comment réconcilier bleu de travail et bleu du ciel ?
Manuels, intellectuels, polyvalents, c’est avec la même habileté qu’ils jonglent avec poste à souder, flammes ou dossiers de subventions. Rejetant les formes traditionnelles du salariat, ils ont choisi ce mode de vie. Pourtant ils sont précaires, le plus souvent Rmistes, avant de devenir « intermittents du spectacle ».
A travers les préoccupations de ces (…) -
Qu’est-ce qui se passe ?
7 février 2006Texte emprunté à Boris Barnet (Cip-Idf).
Qu’est-ce qui se passe ?
Novembre 2005 : des révoltes se propagent dans la plupart des villes de France suite à la mort de deux adolescents poursuivis par la police. Des milliers de voitures, des dizaines de bâtiments publics, des concessionnaires automobiles, des entrepôts sont brûlés, des supermarchés sont pillés... L’état d’urgence est décrété 50 ans après l’avoir été pendant la guerre d’Algérie. Plusieurs milliers (…) -
Bertold Brecht
5 février 2006Qui lutte, peut perdre ; qui ne lutte pas, a déjà perdu.
KINOKS