Refermer le cinéma sur lui-même est ce que Vertov dénonce comme une opération de pouvoir rabattant d’autres formes de productions possibles sur les formes convenues du "commerce" et de l’"art"
"Le cinéma actuel, conçu comme une activité commerciale, de même que le cinéma conçu comme un secteur de l’art, n’a rien de commun avec le travail qui est le nôtre."
Des films, du son, des humeurs, des états d’âmes, de l’analyse, de l’info, de la réflexion, de la rando, de l’humour...
Des trucs que j’ai écrits. Des articles découverts ailleurs et que je crois intéressants même si je ne m’y retrouve pas forcément.
Articles les plus récents
-
La machine de guerre du Ciné-Oeil et le mouvement des Kinoks lancés contre le Spectacle.
23 novembre 2005 -
HORS CHAMPS
21 novembre 2005Hors champ propose un espace dédié à la réflexion critique sur le cinéma d’auteur, les médias de masse et différents événements, culturels et sociaux, afin de donner une voix à des questions et des pratiques qui se trouvent marginalement représentées dans les grands médias.
-
"OPÉRATION RILLETTES"
19 novembre 2005Profitant vilement de la tenue du congrès des socialistes au Mans, nous avons décidé d’organiser un événement d’envergure internationale...
-
“Oser l’exode” de la société de travail - Vers la production de soi, entretien avec André Gorz
19 novembre 2005Si nous prenons « travail » au sens propre de faire, réaliser, agir, créer, peiner, le travail ne peut jamais manquer. Contre le chômage, ce qu’il faut alors exiger, c’est non pas qu’on nous « donne » du travail à faire, mais qu’on abolisse la monopolisation des moyens de travail, des moyens de production par le capital, en sorte que nous puissions nous rapproprier le travail, ses moyens et son résultat.
-
Gilles DELEUZE / Qu’est-ce que l’acte de création ?
15 novembre 2005Qu’est-ce que l’acte de création ? Extrait :
Eh bien, je me dis, vous voyez bien, avoir une idée, ce n’est pas de l’ordre de la communication, en tout cas. Et c’est à ca que je voudrais en venir, parce que cela fait partie des questions qui m’ont été très gentiment posées. Je veux dire à quel point tout ce dont on parle est irréductible à toute communication. Ce n’est pas grave. Ca veut dire quoi ? Cela veut dire, il me semble que, en un premier sens, on pourrait dire que la communication, (…) -
Roland Barthes : "L’activité structuraliste" ou l’art du montage ?
15 novembre 2005C’est par le retour régulier des unités et des associations d’unités que l’oeuvre apparaît construite, c’est à dire douée de sens...
-
Chris Marker, le cinéaste écrivain
1er novembre 2005Chris Marker, pseudonyme de Christian François Bouche-Villeneuve, écrivain, photographe et réalisateur de documentaires de création, né le 29 juillet 1921 à Neuilly-sur-Seine, France. Ses films les plus célèbres sont La Jetée et Sans Soleil.
-
L’ami américain : Robert Kramer
1er novembre 2005De prime abord, Robert Kramer était séduisant. Un grand sourire franc, une allure décontractée, un accent new-yorkais indélébile, une main tendue qui se referme vigoureusement sur la vôtre, c’était un Américain. Il avait un physique d’acteur, que Cedric Kahn avait fini par exploiter dans l’Ennui.
Robert Kramer était un homme libre. Il n’avait pas seulement roulé sa bosse dans les mouvements gauchistes américains des années 60, au Viêt-nam écrasé par les bombes, dans l’Angola mal remis du (…) -
"L’ordre" de Jean Daniel Pollet et Maurice Born
5 octobre 2005Image d’une île près de la Crête : Spinalonga. Mouvements alternés avec des plans fixes et une voix off. Accélération. Puis face à la caméra, un lépreux : Raimondakis. Il a vécu pendant de longues années sur cette île avec d’autres lépreux parqués là pour y mourir. Loin des regards, ils y ont organisé leur vie jusqu’à ce qu’on les mette dans un hôpital près d’Athènes. Là c’est comme un retour à zéro. Plus qu’un film sur la maladie ou l’enfermement, L’ordre pose les questions du regard et (…)
-
Dziga Vertov et les kinoks...
5 octobre 2005Dziga Vertov (Białystok, 2 janvier 1896 - Moscou, 12 février 1954), de son vrai nom Denis (Abramovich) Arkadiévitch Kaufman, est un cinéaste soviétique d’avant-garde qui s’opposant à un cinéma dramatique et littéraire (une histoire, des acteurs, des décors), privilégia le montage-mouvement du réel.
Fils de libraires russes, il écrit ses premiers poèmes au lycée, suit des cours de musique au conservatoire et très tôt (1915-1916), se revendique du futurisme. Il prend officiellement le (…)
KINOKS